Donald Westlake est né de parents irlandais à New York en 1933, il commence à écrire des romans noirs dès le début des années 60. Son style se caractérise par une grande maîtrise du roman noir américain classique auquel il ajoute une dose d'humour.
Aloysius Eugene Engel est entré dans la mafia pour suivre les traces de son père et en révolte contre sa mère qui voulait lui faire faire des études. Par accident, il est devenu le bras droit du caïd Nick Rovito. Ce qui implique des besognes souvent terre à terre, comme porter le cercueil d’un collègue nommé Charlie. Mais la journée n’est pas finie que Nick ordonne à Aloysius d’aller déterrer Charlie. En effet, ce dernier a été enseveli avec sa veste bleue, dont les coutures regorgent... d’héroïne ! Violer un cimetière en pleine nuit n’est pas une partie de plaisir. D’autant plus que le cercueil est vide et que le cadavre s’est envolé...
La mouche du coche : Quatrième de couverture
Si vous aimez l’humour noir et les ambiances mafieuses, il ne faut pas hésiter. Westlake arrive à rendre un enterrement marrant et les pires pourris des bas-fonds new-yorkais attendrissants. Ce livre a été initialement publié en Série Noire sous le titre « Les cordons du poêle ». La version Rivages est, selon l’éditeur, une traduction « révisée et complétée ». Je n’ai lu que la seconde, et c’est du très bon.
Il est séduisant, riche et dictateur. Tant pis pour lui ! Son pays ne veut plus ni de sa belle gueule enrichie, ni de son épouse aux douze mille paires de grolles. Vive le Yerbadoro libre ! Autant dire qu'il est temps de filer en sauvant ce qui peut l'être. Les comptes en Suisse ? Impossible. Les valises de billets ? Trop dangereux... Reste un subterfuge : faire énorme pour passer inaperçu : planquer l'or et les bijoux dans les briques creuses d'un chateau à reconstruire à Paris pour une énième exposition universelle, puis trouver un moment sur place pour tranquillement reprendre son bien. Génial ! Sauf que le projet est éventé. Eustache Dench, malfaiteur de génie, est à l'arrivée prêt à se servir. [...] Jubilatoire !
Il y a de l'humour, mais cela ne sauve pas la faiblesse du scénario.
Un si gentil petit gars ! Timide. Naïf. Binoclard. Moralité irréprochable. Bonne éducation bourgeoise. Intelligence au-dessus de la moyenne.
Et le voici transplanté dans un univers de flics véreux, de patrons de choc et de syndicats bidons. Tabassé, injurié, berné, possédé sur toute la ligne, il y a gros à parier qu’il n’y résistera pas… Mais c’est un gars qui comprend vite. Très, très vite !
Un titre bien trouvé... On se demande jusqu'à la fin qui est loup et qui est l'autre. Un étudiant pas encore sec va se trouver plongé dans l'ambiance sombre d'une petite ville américaine qui ne vit (difficilement) que par sa fabrique de chaussures. Tout le monde, y compris les flics, est assujetti au bon vouloir de la richissime famille qui la possède. Allez donc mettre en place un syndicat dans ce nid de vipères ! Une bonne lecture, mais il manque à mon sens une bonne centaine de pages pour mieux mettre en valeur un certain nombre de personnages.