— C’est un crétin ou quoi, ce type ?
Louis Kehlweiler s'énerve. Cette histoire ne tient pas debout ! Il ne fait de doute pour personne que Clément Vauquer est bel et bien coupable des deux meurtres dont on l’accuse. En outre, la police possède son signalement, il ne restera pas longtemps en cavale.
Oui, mais Clément, l’accordéoniste demeuré, est un protégé de la vieille Marthe…
Cela suffit pour que Kehlweiler demande à Marc, Lucien et Mathias de cacher le fugitif quelques jours. Personne n’ira le chercher dans la baraque pourrie qu’ils habitent, au fin fond du 18ième arrondissement.
Le temps d’aller à Nevers, là où tout a commencé…
Sans feu ni lieu : Quatrième de couverture
Fred Vargas est née le 7 juin 1957 à Paris d’une mère scientifique et d’un père intellectuel : elle est zoo-archéologue et historienne de formation, ayant écrit un ouvrage novateur et très remarqué sur la Peste noire en 2003 (Les Chemins de la peste, le rat, la puce et l'homme).
Elle a vu son premier roman récompensé au Festival de Cognac en 1986. Délaissant la violence, elle construit une énigme à partir "d'un rien" et préfère explorer avec minutie et finesse des personnages toujours décalés.

Tom est peintre et a un rêve : accéder à la gloire. Il parvient à se faire inviter à une soirée très sélect organisée par un mécène en l'honneur du célébrissime Gaylor. Gaylor est l'artiste chéri de la peinture contemporaine, adulé de tous, et Tom veut lui soumettre son travail voire obtenir son soutien. Hélas, Tom joue de malchance, non seulement il n'arrive pas à s'approcher du grand homme mais, en s'introduisant comme un voleur dans le bureau du gén ie, il tombe sur un cadavre... Pas facile d'être un artiste reconnu, surtout quand la police est convaincue de votre culpabilité !
Les jeux de l'amour et de la mort : Quatrième de couverture
Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasion de ne pas se comprendre, mais c'était le première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien.
Sous les vents de Neptune : Quatrième de couverture
Adamsberg, suite et fin ? Pas en forme, le commissaire... Le voilà rattrapé par un tueur qu'il croyait mort. Et qui avait fait des misères à son frère, que lui aussi on croit mort. Du coup, il se retrouve au Québec en position... d'accusé. Et en toile de fond une histoire d'amour ! Mais Super Danglard est là, avec ses supers pouvoirs ! Et un rôle très ambigu. J'ai eu du mal à croire à l'histoire. N'empêche que les personnages rattrapent le tout. Retancourt en pleine forme, les "boeufs" (flics...) québécois plus vrais que nature et surtout surtout le binôme de choc : Clémentine la "mamy bon sens" et Josette la vieille hackeuse.
"Ton collègue blond est assez emmerdant,, mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond, il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire. Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, au flair. Tu piges ? T'es comme un magicien..."
Il a raison ce clochard, le commissaire Adamsberg est un magicien. Trois nouvelles pour le montrer, trois enquêtes du commissaire, à Paris, là ou coule la Seine.
Coule la seine : Quatrième de couverture
Trois nouvelles aux petits oignons. Un régal. Fred Vargas a l'art de plonger son commissaire Adamsberg dans des enquêtes "de tous les jours" avec à chaque fois les petits détails qui tuent. Les personnages et les dialogues sont drôles et émouvants. Très réels. Dans Salut la liberté, c'est un clochard qui passe ses journées assis sur un banc face au commissariat. Avec un valet pour ne pas froisser son costume et un lampadaire hors d'usage pour compagnon. Dans la nuit des brutes, un gardé à vue bizarre réclame haut et fort un cintre qu'il finira par obtenir. Dans 5 francs pièce, encore un clochard prénommé Pi qui désespère d'arriver à refourguer le stock d'éponges qu'il trimballe dans son caddie. Il finira par les vendre, de belle manière.
3 nouvelles qui se dévorent vite. Du tout tout bon.
A priori, tous les dessins de Michel-Ange ont été répertoriés. Et lorsque l'un deux fait une apparition discrète sur le marché, il y a tout lieu de supposer qu'il a été volé. Le plus incroyable, c'est que celui qui est proposé à Henri Valhubert, célèbre expert parisien, provient probablement de la bibliothèque vaticane !
Qui se risquerait à subtiliser les trésors des archives papales ? L'affaire se complique lorsque Valhubert est assassiné, un soir de fête, devant le palais Farrèse.
Instantanément, les soupçons se portent sur le fils de la victime. Ce dernier fait partie d'un curieux triumvirat d'étudiants, aux surnoms d'empereurs : Claude, Néron et Tibère. En résidence à Rome depuis plusieurs années, tous trois entretiennent des liens singuliers avec la veuve de Valhubert. Une femme au charme envoûtant et dont le passé comporte quelques zones d'obscurité...
Ceux qui vont mourir te saluent : Quatrième de couverture
Un roman court qui se lit avec plaisir, grâce en particulier aux 3 "empereurs" Tibère, Néron et Claude, personnages étranges et plaisants. Au point de faire oublier une intrigue un peu faible.
En planque sous les fenêtres de l'appartement du neveu d'un député, place de la Contescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d'un arbre. Un petit déchet blanchâtre, au milieu d'excréments canins. Pas de doute, c'est un os. Et même un os humain... Naturellement, lorque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5ème arrondissement, les flics lui rient au nez.
Mais ce petit bout d'os l'obsède tellement qu'il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu'à Port-Nicolas, un village pardu au bout de la Bretagne.
Là vit un pit-bull. Une sale bète, qui avalerait n'importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l'assassin...
Un peu plus loin sur la droite : Quatrième de couverture
Equipée rocambolesque en Bretagne pour Louis (Ludwig !) Kehlweiler et ses amis. Marc et Mathias (le "chasseur-cueilleur"), la vieille Marthe (enfin, elle, elle n'est pas du voyage) et évidemment Bufo le crapaud. On retrouve ces petits riens dans les dialogues et les expressions qui font le charme et l'humour des romans de Fred Vargas. Ou des bizarreries comme la "machine à rien". Pas si "à rien" que ça, d'ailleurs, cette machine. Seul regret, mais c'est fréquent avec elle, l'intrigue un peu limite par moments. Que Kehlweiler découvre un os humain dans une crotte de chien, bon. Qu'il retrouve le chien et son propriétaire, re bon. Mais que l'un des suspects soit justement très lié aux parents de Kehlweiler, je me dis que c'est un peu beaucoup de chance. C'était juste histoire de chipoter.
— Bien, dit Clyde-Fox en se rechaussant. Sale histoire. Faites votre job, Radstock, allez voir ça. C'est un tas de vieilles chaussures posées sur le trottoir. Préparez votre âme. Il y en a une vingtaine peut-être, vous ne pouvez pas les manquer.
— Ce n'est pas mon job, Clyde-Fox.
Bien sûr que si. Elles sont alignées avec soin, les pointes dirigées vers le cimetière. Je vous parle évidemment de la vieille grille principale.
— Le vieux cimetière est surveillé la nuit. Fermé pour les hommes et pour les chaussures des hommes.
— Eh bien elles veulent entrer tout de même, et toute leur attitude est très déplaisante. Allez les regarder, faites votre job.
— Clyde-Fox, je me fous que vos vieilles chaussures veuillent entrer là-dedans.
— Vous avez tort, Radstock. Parce qu'il y a les pieds dedans.
Il y eut un silence, une onde de choc désagréable. Une petite plainte sortit de la gorge d'Estalère, Danglard serra les bras. Adamsberg arrêta sa marche et leva la tête.
Un lieu incertain : Quatrième de couverture
Du Vargas pur jus, avec Adamsberg et Danglard fidèles à eux-mêmes, comme je les aime. Les autres, Retancourt and Co, sont moins présents : dommage. Une galerie de personnages bien vus (comme toujours), sur fond de fantastique (Dracula !). Mais trop d'invraisemblances, trop de coïncidences, je n'ai encore une fois pas réussi à y croire. Ça reste quand même un bon polar.