Un junkie retrouvé mort dans un squat d'Édimbourg, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel. Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné. Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants. Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa " qualité de vie ". Il n'y a guère que l'inspecteur Rébus pour s'en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux pour être laissé dans l'ombre... Quelque chose qui n'est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que promettent promoteurs et publicistes...
Le fond de l'enfer : Quatrième de couverture
D'un côté, de richissimes parvenus, magouilleurs corrompus et sans scrupules. De l'autre, des marginaux toxicomanes qui acceptent le pire. Au centre, l'inspecteur Rebus enquête sur un meurtre dont tout le monde se fiche. Drôle de personnage, ce Rebus. Autoritaire et méprisant vis-à-vis des ses subordonnés, il se montre superstitieux et même craintif par moments. Il saura aller au bout de l'enfer. La recherche du ou des coupables n'est pas l'intérêt principal du roman. Il vaut par ses personnages, extrêmes, mais qui sonnent juste.
Né en 1960 dans le centre de l'Ecosse, Ian Rankin a plutôt rêvé de musique que de polar durant son adolescence et il se voyait sûrement plus en Mick Jagger qu'en Raymond Chandler. Le vague punk passe par là et le voilà chanteur des Dancing Pigs que ses lecteurs assidus connaissent bien puisqu'il parsème ses romans de références à son propre groupe. C'est là qu'il écrit ses premiers textes qui deviennent ensuite poèmes. Il finira à l'université d'Edimbourg pour y étudier la littérature.
En 1986 il s'installe à Londres comme journaliste et publie son premier roman : The Flood qui passe plutôt inaperçu. C'est l'année suivante qu'il croise pour la première fois l'inspecteur Rebus qui deviendra le personnage récurrent des ses récits. Il est l'auteur d'une quinzaine d'enquêtes mettant en scène son flic taciturne, dont certaines seulement ont été traduites en français, mais aussi, sous le pseudonyme de Jack Harvey (le nom de sa femme) de quelques thrillers d'espionnage. Après six années passées en France, dans le Périgord, il retourne s'installer en Écosse. Il a reçu en mai 2005 le CWA Cartier Diamond Dagger pour l'ensemble de son œuvre.




