Le jeune policier Stefan Lindman est sous le choc : il vient d'apprendre qu'il a un cancer, et que son ancien collègue Herbert Molin a été torturé à mort. Pour tromper son angoisse, il part à l'autre bout de la Suède enquêter sur le meurtre de Molin. Que signifient les traces sanglantes sur le parquet, comme si le tueur avait dansé un tango avec le corps de sa victime ? Les ombres d'un passé très noir se réveillent. Elles ont frappé, et vont frapper encore. Mais Stefan n'a plus rien à perdre...
Le retour du professeur de danse : Quatrième de couverture
Un bon moment de lecture, même si l'histoire traîne un peu en longueur. Quelques épisodes peu vraisemblables (la réapparition tirée par les cheveux d'un personnage et surtout la "reddition" incompréhensible, et très temporaire, du coupable) ne gâchent pas le plaisir. Des détails supplémentaires sur le néo nazisme suédois auraient été les bienvenus.
Un bon bouquin.
Henning Mankell a débuté sa carrière professionnelle comme assistant metteur en scène à l'âge de 17 ans. Passionné de théâtre, il a ensuite dirigé une scène de la province de Scanie. Auteur d'une quinzaine de livres pour enfants et pour adultes, il est considéré comme l'un des maîtres incontestés du roman policier suédois grâce à la série des Wallander qui met en scène un inspecteur du même nom. En 2008 sort 'Profondeurs', ouvrage dans lequel l'auteur médite sur le mensonge en empruntant à tous les genres, du théâtre au roman policier. Il partage aujourd'hui sa vie entre la Suède et le Mozambique où il dirige depuis 1996 le 'Teatro Avenida', qu'il présente lui-même comme la 'passion de sa vie'.




Dans la chaleur intenable de l'été 1994, une jeune fille s'immole par le feu dans un champ de colza. Le lendemain, un ancien ministre est tué à coups de hache. C'est le début d'une série de meurtres terrifiants. Quel est le lien entre tous ces morts ? La police d'Ystad, menée par Kurt Wallander, entame une course contre la montre pour arrêter le tueur... avant qu'il ne frappe de nouveau.
Le guerrier solitaire : Quatrième de couverture
553 pages au format poche. Pas assez pour être qualifié de pavé, mais il y a de la matière. Pourtant, comme c'est souvent le cas dans les polars "longs", je n'ai pas vu de passages "remplissage" ou inutiles. On suit en parallèle l'enquête et les agissements du tueur, sans détours : lecture aisée et plaisante. Les crimes sont terribles, mais l'auteur sait décrire l'horreur en quelques mots sans déraper dans le sordide.
J'ai regretté tout de même que l'identité du tueur soit révélée assez tôt. La fin, un peu rapide, aurait peut-être gagné à être davantage percutante.
Septembre 1994, l'inspecteur Wallander rentre de vacances et espère un automne calme. Mais il lui faut bientôt éclaircir une série de meurtres à donner froid dans le dos aux policiers les plus endurcis. Un vieil ornithologue a été retrouvé empalé dans un fossé, un autre, passionné d'orchidées, ligoté à un arbre et étranglé, le dernier, chercheur à l'Université, noyé au fond d'un lac. Pourquoi tant de férocité à l'égard de citoyens apparemment paisibles ? Et pourquoi ces mises en scène sadiques ? Parce que - selon la devise de Wallander - les êtres sont rarement ce que l'on croit qu'ils sont.
Et si le crime était la vengeance d'une autre victime contre ses bourreaux ? Dans ce cas, l'inspecteur Wallander n'a plus qu'à se hâter pour empêcher un nouveau meurtre tout aussi barbare.
La cinquième femme : Quatrième de couverture
Comme avec Le guerrier solitaire et surtout Le retour du professeur de danse, j'ai trouvé que l'histoire traînait un peu en longueur. Il n'empêche, cette série de crimes atroces, lentement démêlée par Wallander, tient en haleine. La fin est comparativement rapide, j'aurais aimé qu'elle soit un peu plus fouillée. Un bon moment de lecture tout de même.