Martin Terrier était pauvre, esseulé, bête et méchant, mais pour changer tout ça, il avait un plan de vie beau comme une ligne droite. Après avoir pratiqué dix ans le métier d'assassin, fait sa pelote et appris les bonnes manières, il allait rentrer au pays retrouver sa promise et faire des ronds dans l'eau... Mais pour se baigner deux fois dans le même fleuve, il faut que beaucoup de sang passe sous les ponts.
La position du tireur couché : Quatrième de couverture
L'histoire d'un type qui choisit la profession d'assassin et l'exerce pendant 10 ans pour (re)conquérir sa belle. Il rentre au pays et... ça ne se passe pas tout à fait comme il le pensait. J'ai trouvé sympathique ce tueur qui pourtant ne fait pas dans la dentelle quand il achève ses victimes. Et des victimes il y en a... On ne sait pas grand-chose de lui, sauf qu'il ne manque pas ses cibles et qu'il est jugé "con". Il faut dire qu'il n'est pas loquace. Au point même de perdre l'usage de la parole pendant une bonne partie de l'histoire (peut-être une astuce de l'auteur pour se la couler douce question dialogues ? je blague). Mais con, sûrement pas.
On ne s'ennuie pas. L'écriture est très simple, avec parfois des passages "agaçants" : phrases contenant je ne sais combien de "et", par exemple, et généralisation de la descrïption du physique et de l'habillement à chaque apparition d'un nouveau personnage.
C'était mon premier Manchette (et lui, je crois son dernier...) : une bonne découverte.
Jean-Patrick Manchette (1942-1995), après des études d’Anglais et d’Histoire et Géographie et de multiples travaux d’écriture (traductions, révisions, scénarios de téléfilms…), a commencé à publier des romans à partir de 1970 (8 titres à la Série noire), tout en collaborant à plusieurs films, souvent adaptés de ses oeuvres, dont Nada (réalisation Claude Chabrol), Folle à tuer (réalisation Yves Boisset), L’agression et L’ordinateur des pompes funèbres (réalisation Gérard Pirès).