Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres.
Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.
Shutter Island : Quatrième de couverture
Une déception après toutes les louanges que j'avais lues au sujet de ce livre. Beaucoup de qualités, c'est sûr, mais on comprend (on suppose ?) assez vite que quelque chose cloche avec l'un des personnages principaux. La fin, même si elle est excellente au sens "intrigue" du terme, aurait mérité d'être plus percutante.
Etudiant en Floride, Dennis Lehane s'apprête à devenir enseignant. De retour à Boston, où il demeure toujours, c'est une tout autre vie professionnelle qui l'attend : il décide de ne pas enseigner et opte pour des travaux lui permettant de vivre mais surtout de se consacrer à l'écriture. Il s'occupera d'enfants maltraités, garera des voitures, sera libraire... Père d'un couple de détectives aujourd'hui célèbres dans la littérature policière, Patrick Kenzie et Angela Gennaro, il les met en scène dans cinq romans: 'Un dernier verre avant la guerre' (1994), 'Ténèbres, prenez-moi la main' (1996), 'Sacré' 1997), 'Gone baby gone' (1998) et 'Prayers for Rain' (1999). C'est d'ailleurs pendant la rédaction de ce dernier que lui vient l'idée de 'Mystic River' (2001). La qualité de son écriture, son sens du rebondissement et la psychologie de ses personnages lui ont valu le surnom de 'master of the new noir', et ce n'est pas son dernier ouvrage, 'Shutter Island' qui le démentira.