Dans un restaurant de Tel Aviv, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe sous ses pieds : il s'agit de sa propre femme.
Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...
L'attentat : Quatrième de couverture
Déception. Ecrire un roman sur fond de conflit israélo-palestinien, c’est osé. De ce point de vue, rien à redire : en matière de dégueulasseries les 2 équipes finissent ex-æquo. C’est l’écriture qui m’a déçu. Malgré un sujet de départ qui accroche (un chirurgien israélien d’origine arabe découvre que la femme qui vient de se faire exploser dans un restaurant, faisant de nombreuses victimes, n’est autre que la sienne), je me suis vite ennuyé. Le style n’arrange rien. C’est écrit au présent (choix difficile, mais adapté : on est supposé être dans l’action) et à la première personne, mais à aucun moment je ne me suis senti dans la peau du héros (le chirurgien). Et puis il manque la vision de la kamikaze : qu’est-ce qu’elle a vécu, elle ? Le dernier tiers est meilleur : plus dense, plus crédible (description assez terrible du moment où les militaires viennent raser au bulldozer la maison de la famille d’un autre kamikaze…), mais ça ne rachète pas l’ensemble. Cela dit, je suis peut-être passé complètement à côté de la plaque…
Yasmina Khadra, révèle dans un entretien au Monde des Livres que sous cette identité féminine se cache un homme. Dans L'écrivain, paru en 2001, le mystère est entièrement dissipé. Yasmina Khadra s'appelle de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, qui a déjà publié sous ce nom nouvelles et romans en Algérie. Officier dans l'armée algérienne, il a participé à la guerre contre le terrorisme. Il a quitté l'institution en 2000, avec le grade de commandant, pour se consacrer à sa vocation: écrire. Il choisit de le faire en français. Morituri le révèle au grand public. Aujourd'hui écrivain internationalement connu, Yasmina Khadra est traduit en 14 langues.