"Les deux hommes grardèrent le silence en se dirigeant vers la porte. Trop tard pour les mots, maintenant. Il ne restait que l'action." Et lorsque des enfants de la rue new-yorkaise se mettent en mouvement, sûrs de leur bon droit ou tout simplement portés par la rage, rien de bon ne peut en sortir. King David, surnommé King Cobra, est revenu en ville. Combien sont-ils à vouloir lui faire la peau ? Moon, dont seuls de lourds rideaux noirs auraient pu camoufler ce que disait son regard ? Mike qui, sans avoir plus de vingt ans, sais déjà que "toutes les emmerdes du monde" ne l'empêcheront pas de buter ce fumier ? King David a du fric. Un autre homme dans la ville en manque terriblement. Il se nomme Pawlowski. Aussi foncièrement bon que King David peut être dangereux, rien ne le prédisposait à croiser le chemin du Cobra...
Ne mourez jamais seul : Quatrième de couverture
Un livre (et un auteur...) découvert grâce aux conseils avisés de membres du Coin Polar. Drogue et junkies, bas-fonds New Yorkais, pas une page sans un règlement de comptes ou un trafic de poudre. Alcool, drogue et flingues sont partout. Le fric aussi. Et puis, au milieu de cette jungle, un gentil. Qui va faire un surprenant usage de l'héritage qu'il reçoit bien malgré lui d'un véritable salopard. Happy end inattendu dans cet univers noir.
L'auteur sait de quoi il parle. Toxico, taulard, proxénète et trafiquant, il finira avec quelques balles dans la tête...
Donald Goines (1937-1974) a grandi dans le ghetto de Détroit. Formé à l'école de la rue, militaire en Corée puis au Japon, il découvre la littérature en prison après avoir braqué une banque à l'âge de 18 ans. Toxicomane, maquereau, dealer et trafiquant, Goines est mort chez lui abattu de plusieurs balles dans la tête.
"Assis dans son énorme fauteuil, il regardait les drogués aller et venir. Ils le distrayaient ; même si ce n'était pas leur intention, ils le divertissaient. Quand ils entraient chez lui et le suppliaient de leur faire crédit, il en éprouvait un sentiment de puissance. Avec les femmes, c'était encore plus fort. Dès qu'elles manquaient d'argent, son esprit diabolique, pour se divertir, leur proposait des actes toujours plus inédits et monstrueux."
Récit de la terrible descente aux enfers d'une jeune Black, superbe roman noir dans la lignée de Goodis, L'Accro, en grande partie autobiographique (et quelle vie !), est d'une telle trempe qu'il ne pouvait être l'œuvre que d'un très grand écrivain.
L'accro : Quatrième de couverture
Une plongée criante de vérité dans l'univers d'une jeune femme que rien ne prédisposait à devenir toxicomane.
Très bon.