Placé sous le signe de la folie meurtrière, " Mortels lundis " met en scène trois assassinats inexplicables dans le Copenhague glacé du mois de janvier. Sous une pluie ne s'arrêtant que pour laisser place à la neige, dans l'atmosphère explosive des émeutes de squatters, dans les quartiers défavorisés de la capitale danoise, le journaliste anonyme et l'inspecteur Elhers mènent l'enquête, recherchant l'insaisissable étrangleur qui sévit le lundi à minuit. Dans l'inhumanité de la grande ville, les destins des dealers et des exclus se croisent au rythme des courtes journées que distille l'hiver scandinave. De whisky en café et de café en whisky, le journaliste traîne son spleen à travers une sordide histoire de frustration et de mort. Dans le cauchemar urbain de Dan Turèll, la violence surgit de la grisaille du quotidien.
Mortels lundis : Quatrième de couverture
Dan Turèll (1946-1993) est l'une des figures emblématiques de la littérature danoise contemporaine. Poète, musicien, romancier, son oeuvre est tout autant inspirée par Kerouac, Ginsberg, Pound que par le jazz et la série noire américaine. Les douze romans de sa |Mord-serie", publiés entre 1981 et 1990, sont devenus des classiques du genre. Ils ont fait de Dan Turèll les des auteurs danois les plus populaires de l'après-guerre.
Auteur nordique peu connu en France, il me semble. Dommage... Le scénario et les personnages sont assez "convenus". Du genre "le tueur du lundi minuit a encore frappé...". Mais heureusement, le héros est là à chaque fois : il fume trop, boit trop, a une vie privée bâclée, bref : un stéréotype. Assez convenu, donc, mais parfaitement bien traité, grâce justement à ce personnage principal cynique (et anonyme...) qui parvient (souvent) à faire sourire malgré la noirceur de l'histoire. On découvre un Copenhague aux antipodes des idées reçues. Humour, donc, aux couleurs du ciel de l'hiver danois : noir.
A découvrir !