Michael Collins est né à Limerick en Irlande en 1964. Il a fait ses études en Irlande et aux Etats-Unis et a obtenu son doctorat à l'Université de l'Illinois à Chicago. Son œuvre a reçu un accueil enthousiaste de la critique internationale et a été traduite en plusieurs langues. Son premier livre a été salué par le New York Times comme un des ouvrages les plus remarquables de l'année 1993, sa nouvelle The End of the World a reçu le " Prix de la meilleure nouvelle américaine " et Le Toronto Globe and Mail a qualifié son dernier recueil de nouvelles de " meilleur livre de l'année ".
Le soir d'Halloween, le corps d'une petite fille est retrouvé, heurté par une voiture qui n'a laissé que des traces de pneus dans un tas de feuilles mortes. Stupeur et malédiction s'abattent sur cette petite ville du Middle West qui, grâce à son équipe de football, allait enfin sortir de sa torpeur. Si le joueur vedette de l'équipe est impliqué dans ce meurtre, la ville n'a plus d'avenir.
Michael Collins est né en Irlande et c'est peut-être ce qui lui donne un point de vue si étrangement lucide sur la vie américaine. Il décrit ses exagérations et ses absurdités avec un style froid et précis, brillant. Cette maîtrise du style, du temps et du lieu donne aux Âmes Perdues une vitalité curieuse et envoûtante.
Les âmes perdues : Quatrième de couverture
Un bon, même très bon scénario, avec comme point de départ une enquête sur la mort d'une fillette dans une petite ville américaine qui va donner lieu à de multiples rebondissements. De bons, voire très bons personnages, en particulier le flic héros (passé difficile, présent très difficile et avenir très très noir...), le maire (vendeur de voitures, tout un programme...) et d'autres personnages intéressants (les amish, qui se prennent quelques piques, auraient mérité quelques paragraphes supplémentaires). De quoi faire un excellent film. Malheureusement, et c'est peut-être encore un problème de traduction, j'ai trouvé l'écriture plus que pénible. J'avais déjà fait une tentative de lecture, avortée après cent pages en raison de l'usage quasi exclusif du passé composé qui donne l'impression de lire une "déposition". Là je suis allé jusqu'au bout, parce que l'histoire est intéressante, mais ce fut dur... Un peu long aussi, jusqu'au dernier tiers, quand le héros se retrouve pris dans l'histoire. La fin est nettement meilleure.
Entre le très bon pour l'histoire et les personnages, et le médiocre pour l'écriture.