Jean-François Coatmeur naît à Douarnenez en juillet 1925. Son premier roman policier, Chantage sur une Ombre, sera publié en 1963 aux éditions du Masque. Après une rencontre avec Thomas Narcejac, il passera chez Denoël et c'est là qu'il connaîtra le succès et une forme de reconnaissance avec l'attribution, en 1976, du grand prix de littérature policière pour Les Sirènes de Minuit et en 1981 le prix mystère de la critique pour La Bavure (qui sera adapté pour la télévision). Très actif dans les milieux littéraires bretons, voire même au niveau politique (notamment pour la ville de Brest), Jean-François Coatmeur est l'auteur de plus d'une vingtaine de romans.
Double assassinat à Brest, dans une France en crise. Revendiquée par un groupuscule révolutionnaire, l'affaire est immédiatement confiée à la police politique. Tandis que la psychose du complot international s'installe, relayée par une flambée de xénophobie, on désigne un coupable idéal... Peu importe s'il a vraiment tué. La vérité ne semble pas bonne à savoir. Sur fond d'attentats, de haine raciale et de répression policière, ce roman proche de la politique-fiction, couronné par le Grand Prix de la littérature policière, révèle tout le talent de Jean-François Coatmeur.
Les sirènes de minuit : Quatrième de couverture
De la politique-fiction, dit la quatrième de couverture. Ecrit il y a trente ans et "Grand prix" de littérature policière. Mouais. Passé le prologue et une dizaine de pages, je me suis taté pour abandonner le bouquin. Bof... Mais non. J'ai poursuivi et j'en suis content. Un ex-flic total perdant pris dans une embrouille qui le dépasse largement. Il y va à fond, entouré de personnages qui l'aident pour mieux l'enfoncer, ou l'enfoncent pour mieux l'aider. Fin sombre. Originalité : on sait qui a fait quoi, comment et pourquoi aux trois-quarts du livre. Néanmoins, la suite reste intéressante.