Après une carrière d'enseignant d'anglais qui le mène en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud, il décide de se consacrer à l'écriture. Auteur de polars, Ken Bruen écrit 'Le Gros Coup', premier volet des aventures de Roberts et Brant, 'Delirium Tremens' nous présente son autre héros récurrent. En 2006 est publié 'Le martyre des magdalènes : une enquête de Jack Taylor' puis 'R&B, le mutant apprivoisé' mettant en scène les enquêteurs Roberts et Brant dont la noirceur est sans égal. 'Le Dramaturge', publié en 2007, renoue avec les enquêtes de Jack Taylor. Ken Bruen est considéré comme le maître du polar anglo-saxon.
Delirium tremens : Quatrième de couverture
Jack Taylor, ancien flic viré de la police, est devenu "privé". Alcoolique au dernier degré, il passe plus de temps à se cuiter qu'à enquêter. N'empêche, on lui confie une mission : prouver qu'une jeune "suicidée" a en réalité été assassinée. Ça sent le déjà lu, comme scénario, mais ce n'est pas un problème parce que dans ce livre, l'intrigue n'est pas l'élément majeur.
Des chapitres courts, des phrases courtes, des répliques percutantes (et souvent drôles) : le style est particulier et m'a plu. Les personnages sont intéressants et bien rendus, mais attention : c'est du noir noir, leurs histoires se terminent vite au fond du trou.
Bref, lecture agréable, mais il m'a manqué le côté intrigue. C'était mon premier de cet auteur, j'en lirai un autre, pour voir.
Il n’y a pas de détectives privés en Irlande. Les habitants ne le supporteraient pas. Le concept frôle de trop près l’image haïe du mouchard. Jack Taylor le sait. Viré pour avoir écrasé sciemment son poing sur le visage d’un ministre, cet ancien flic a gardé sa veste de fonction et s’est installé dans un pub de Galway. Son bureau donne sur le comptoir. Il est chez lui, règle des broutilles, sirote des cafés noyés au brandy et les oublie à l’aide de Guinness. Il est fragile et dangereux. Une mère qui ne croit pas au suicide de sa fille de seize ans le supplie d’enquêter. « On l’a noyée » sont les mots qu’elle a entendus au téléphone, prononcés par un homme qui savait. De quoi ne plus dormir. Surtout si d’autres gamines ont subi le même sort. Surtout si la police classe tous les dossiers un par un