Après une maîtrise de droit à la faculté de Nice, Brigitte Aubert travaille dès 1977 dans l’exploitation cinématographique comme programmatrice art et essai. À partir de 1982, elle est scénariste/dialoguiste pour une maison de production de courts métrages. En 1984, elle participe au concours de nouvelles organisé par la Série noire et TF1. Sa nouvelle Nuits noires fait partie des dix textes primés qui sont édités dans le recueil Contes des neuf et une nuits. Depuis, elle publie régulièrement aux éditions du Seuil. Elle maîtrise avec la même aisance le suspense psychologique et l’art du roman d’aventures, proche de l’espionnage, mais elle avoue se sentir attirée par la terreur et son romantisme. Grand Prix de littérature policière en 1997 pour La Mort des bois. Elle a également écrit plusieurs romans pour un public plus jeune en collaboration avec Gisèle Cavali.
À Cannes, Léonard exerce le singulier métier de thanatopracteur. Il accepte d'embaumer le cadavre d'une petite fille que sa mère a l'intention d'exposer dans sa chapelle privée. Mais il se rend vite compte que la petite a été victime de sévices.
Intrigué autant que séduit par cette mère inquiétante et déséquilibrée, il se lance dans une enquête qui le mènera de l'incompréhension à l'horreur.
Un thriller, normalement, ça fait un peu peur. Léonard, le héros, est thanatopracteur. Empailleur, embaumeur, quoi. Gaëlle, sa copine, étudiante en médecine. Greg, le copain de toujours de Léonard, est play-boy et il sort avec Aïcha, la copine de Gaëlle, bonniche chez des gens de la haute : les Andrieu. Ça fait un peu Club des 5 à 3, en version adultes. D'ailleurs, les voilà embarqués dans une aventure chez les Andrieu, justement. Oh là là ! Ça tue à tout va ! Même les chats. Du coup, les 3 se font passer pour des détectives privés. Quelle ruse... Léonard se tape la maîtresse de maison, se dont le fils homo se rend compte et il en cause à tout le monde. Et du monde, il y en a : le jardinier (vicieux), le curé (exorciste), le docteur (louche), la belle-mère (autoritaire), les voisins (cocus), le mari (riche), le grand-père (mort à la guerre) et les enfants (mal élevés). Ça tue, donc, et on se demande bien qui dans tout ce beau monde est coupable... Ils ont tous un motif, bien sûr. On saura à la fin, mais chut : c'est celui auquel on pense le moins, toujours là mais jamais là. Quel suspens !
Un bon divertissement tout de même, à condition de prendre ça pour une parodie de sitcom. Mais plutôt bien écrite. Cela dit, un thriller, normalement, ça fait un peu peur.